photokobikoroLa sous-préfecture de Kobikoro située au sud ouest de la préfecture de Faranah (Haute Guinée) fait frontière avec la Siéra Léone. Abritant d’importantes potentialités naturelles parmi lesquelles figure le site de la source du fleuve Niger qui traverse de nombreux pays africains. Malgré tous ces avantages, cette communauté rurale de développement reste enclavée.

En cette période de modernisation, la CRD de Kobikoro souffre encore d’importants problèmes. Composée de 06 districts, sa population pratique en général l’agriculture, l’élevage, et le commerce.
De nos jours, la route menant de Faranah à Kobikoro est impraticable sans calculer l’incommensurable difficulté de parcourir les autres districts. De cette difficulté s’ajoute celle liée au lancement du réseau téléphonique. Pour parler avec leurs enfants, les parents sont obligés de partir soit à Kissidougou ville située au sud est de Faranah soit à Faranah ville ou bien monter sur les hauteurs de quelques montagnes à la recherche du réseau perdu provenant des deux villes.
Du district de Frankouma en passant par Balladou, Kondoliah, Frokonia jusqu’à la CRD de Kobikoro, c’est un véritable calvaire. Au delà des infrastructures routières et scolaires qui manquent en qualité et en quantité, c’est le cas de l’eau que boit la population. Par manque de forages, les pauvres parents sont obligés de consommer de l’eau des rivières et des grottes non protégés. Ce qui est un danger pour la santé. L’on se demande où est le président de la CRD et le préfet de Faranah pour défendre les intérêts des populations?
Lors d’un passage, certains habitants du milieu m’avaient fait savoir que les hommes forts de l’époque du second régime militaire avaient même transféré la source du fleuve niger à Tindô, une autre CRD de Faranah. Selon eux, un endroit secret serait aménagé pour dire à toute autorité ou touristes qui voudrait voir la source du fleuve niger que c’est ici. Ce, pour empêcher tout projet de développement de la CRD de Kobikoro et de ses districts, ajoutent-ils.
Pourtant avec un tel site qui attire la curiosité des touristes du monde, il serait opportun pour l’Etat de mettre en valeur cet endroit mystique pouvant servir de moteur économique au développement communautaire des environnants mais aussi de toute la nation entière.
Pendant les campagnes du second tour de la présidentielle, les responsables du parti au pouvoir s’étaient rendu sur les lieux pour promettre vent et marée pour récolter les voix. Depuis lors, un silence de mort, comme pour dire en Guinée on est proche de sa population que lorsqu’on a besoin d’elle pour les voix électorales.
Il est temps que les responsables régionales et administratives prennent des dispositions pour faire de leur politique, le moteur de tout développement.
Nous y reviendrons…