photo crédit: google
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En Guinée, malgré la lutte acharnée des autorités et les ONG contre l’exploitation des enfants, le phénomène continue de prendre de l’ampleur. Dans les grands marchés de la capitale et aux abords des routes et plaque d’embarcation, il n’est pas étonnant de rencontrer ces tous petits à la recherche du quotidien. Certains parents sous prétexte de la pauvreté, poussent leurs enfants à la mendicité ou toute autre activité les procurant de l’argent. Exposés sous un soleil ardent, ces pauvres enfants trouveraient mieux leur place à l’école ou dans un centre d’apprentissage professionnel pour une garantie de leur avenir.

L’exploitation des enfants en Afrique prend de l’ampleur en ce 21ème siècle. Sous l’emprise d’une éducation traditionnelle qui estime que travailler pour ses parents, procure de la bénédiction. Les pires travaux des adultes sont accomplis en majorité par des enfants. Notre pays la Guinée n’est pas à la marge de cette réalité. Si certains parents sous prétexte de la pauvreté, conduisent leurs enfants à la mendicité et aux activités commerciales, c’est le cas contraire pour d’autres qui agissent par leur propre esprit de méchanceté. Ces enfants dont la tranche d’âge varie entre 10, 13, 14 ans vivent un vrai calvaire. Pour en savoir plus, je me suis rendu à leur rencontre.
Mohamed Fofana est âgé de 14ans, il est orphelin de père, abandonné par sa mère, il vit avec sa tante. Il nous explique sa vie au quotidien : «je sorts très tôt le matin sans même prendre le petit déjeuné, et je rentre tard le soir. Je revends les galettes de ma mère au marché. Le soir en rentrant, j’achète les petits condiments pour le lendemain. C’est moi qui cherche la dépense. Je n’ai aucun avenir par ce que je n’ai pas été à l’école et je n’ai aucun métier. »
Fatoumata Binta Bah, âgée seulement de 12 ans, est fille unique et issue d’une famille pauvre. Ses parents ont décidé de l’envoyer chez sa tante en ville pour être scolarisée. Malheureusement, l’histoire de Fatoumata a basculé en cauchemar. Car au lieu qu’elle aille à l’école, elle sert plutôt de domestique chez sa propre tante. « C’est moi qui fait tout ce qui est travaux ménagers malgré mon âge. Et cela quelque soit le poids du travail, je n’ai pas le droit de dire non. »
Sâa Fodé Dembadoudou, âgé 10 ans, a quitté sa pauvre famille polygame à Guékédou, ville située 680km au sud du pays, est vendeur de gâteaux : « Quand je quittais ma famille, on m’avait fait savoir que j’allais étudier malheureusement c’est un cauchemar. Je vends les gâteaux au marché de Koloma pour subvenir au besoin familial. Seulement, les enfants de mes oncles, tous partent à l’école. Quant à moi, il me fait savoir qu’il n’a pas assez d’argent pour payer mes études. Ma vie se résume à cette activité et de grave, je ne fais aucun métier qui puisse me garantir l’avenir. ».
L’on se demande à quoi sert la présence des défenseurs des droits des enfants dans notre pays ?